Les normes juridiques peuvent favoriser les progrès vers un travail décent pendant et après la transition vers un environnement durable. En raison de leur large acceptation et de leur pertinence universelle pour les travailleurs, les lieux de travail et les différents secteurs, les normes internationales du travail constituent un pilier social de l’économie verte et peuvent contribuer à faire en sorte que les secteurs émergents offrent des conditions de travail décentes. En outre, les normes de l’OIT sur la sécurité et la santé au travail contribuent à la préservation de l’environnement. La convention (no  169) relative aux peuples indigènes et tribaux, 1989, qui exige la réalisation d’études d’impact sur l’environnement dans le cadre d’activités de développement susceptibles d’avoir une incidence sur cette population, la convention (no  174) sur la prévention des accidents industriels majeurs, 1993, et la recommandation (no  205) sur l’emploi et le travail décent pour la paix et la résilience, 2017, entre autres, traitent directement des questions environnementales. Les accords multilatéraux concernant la protection de l’environnement, qui sont des accords contraignants entre Etats, comportent de plus en plus de dimensions liées au travail, telles que l’importance des droits environnementaux au travail, la protection et la promotion de l’emploi. Ils mettent particuliè- rement l’accent sur les normes de sécurité et de santé au travail. Au niveau national, la législation et les politiques environnementales intègrent également de plus en plus les questions relatives au travail. Au sein de 19 des 26 cadres juridiques nationaux examinés dans le présent rapport, les politiques relatives aux changements climatiques contiennent des éléments liés au travail, notamment des mesures complémentaires en matière de compétences et de création d’emplois. La législation environnementale sectorielle tend aussi à couvrir les questions d’emploi et de travail décent. Les liens étroits entre la réglementation environnementale et les questions de travail sont également de plus en plus évidents en Afrique subsaharienne dans les secteurs de l’énergie renouvelable et de la gestion des déchets.