Lundi dernier, j'ai suivi avec le reste du service un incentive à Londres. Et contre toute attente, l'aventure m'a bien plu. Cela peut n'avoir rien de très étonnant à la base, mais il se trouve que je suis de manière générale hostile à des événements de ce type. Je renâcle autant qu'il m'est possible contre ce néomanagement qui voudrait nous convaincre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bien sûr, j'admets que le management du travail a pas mal changé ces dernières années, et que cela a conduit à des améliorations notables. Par exemple, le patron moderne ne porte plus un costard, pas plus que les cadres, d'ailleurs : un air de décontraction et de fraîcheur semble donc souffler sur cette sphère. Mais cette approche décontractée ne signifie pas que les collaborateurs en sont plus décontractés pour autant. Au contraire, même ! Il suffit d'ailleurs de voir le nombre d'employés qui entrent en dépression pour s'en apercevoir : la décontraction n'est que de surface, et dissimule des tensions encore plus importantes que par le passé. Récemment encore, un collègue a fait un malaise vagal, et c'est là loin d'être un incident isolé. J'entends parfois certains entrepreneurs blâmer cette nouvelle génération qui ne se donne plus corps et âme à leur entreprise. Mais je comprends en fait cette démotivation. Cette mutation procède en fait directement de ce management moderne : après tout, pourquoi les salariés devraient-ils être loyaux à l'égard de leur entreprise si cette dernière n'éprouve pas le besoin d'être loyale envers eux ? C'est le modèle de l'entreprise qui, sous ses airs ludiques, est devenue plus dure et a brisé la confiance. Et les incentives font d'une certaine manière partie de ce management qui outrepasse ses limites. Plutôt que de respecter l'indispensable frontière entre vie publique et vie privée, les ressources humaines voudraient désormais faire en sorte que les employés vivent l'entreprise à fond jusqu'à passer leurs soirées ensemble plutôt que de passer du temps en famille. Sous prétexte de les récompenser, on les force donc à bouter toujours un peu plus leur vie privée. Mais force est de constater que, lorsque l'événement est pensé en amont, c'est finalement très attrayant, et cela contribue même à améliorer la communication entre collègues. C'est donc un dispositif à proposer judicieusement, et surtout, en faisant le choix de la qualité. Voilà le lien l'agence qui a pris en charge cet incentive. Si votre DRH vous propose des voyages qui vous donnent envie de faire un burnout, je vous recommande de lui montrer qu'un incentive n'est pas forcément une torture... En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de cette activité incentive à Londres.