A poil, Nessus !

11 avril 2018

Le PIB ne prend pas ou prend mal en compte la contribution de l’ESS à la production de richesse et de bien-être

Pour comprendre les demandes visant à mieux mesurer l’apport spécifique de l’ESS, il faut donc revenir sur les principales critiques à l’encontre du PIB. La première renvoie au fait qu’au cours des dernières décennies, une partie des décideurs et des citoyens ont pris conscience du caractère limité des ressources écologiques de la planète. Pour faire une analogie avec la comptabilité d’entreprise, le PIB est un compte d’exploitation et non un compte de capital, un bilan. Il cumule les flux de richesse monétaires durant une année, mais ne dit rien de l’évolution du stock de ressources nécessaires pour produire ces flux. Or, peut-on considérer que nous nous enrichissons quand la progression du PIB est acquise au prix de la destruction des ressources (ressources naturelles, mais aussi ressources sociales) qui constituent la base même de la vie ? Poser la question, c’est y répondre. Dans le même temps, de nombreuses études ont mis en cause la corrélation entre croissance du PIB et progression du bien-être durable et certaines d’entre elles affirment même qu’elle serait devenue négative ou qu’il y aurait un découplage depuis le milieu des années 1970 dans les pays riches. La confrontation entre l’évolution du PIB et celle d’autres indicateurs comme l’Indicateur de progrès véritable (IPV) ou encore l’Indice de santé sociale (ISS), qui regroupe seize variables sociales – chômage, pauvreté etc.  – et sanitaires  – mortalité infantile, couverture santé etc.  – fait ainsi apparaitre un découplage total entre l’évolution du PIB et celle de certains indicateurs. L’exemple des évolutions comparées de l’Indicateur de santé sociale et du PIB aux États-Unis au cours des dernières décennies est, de ce point de vue, saisissant. Une récente mise à jour de l’Indicateur de Progrès Véritable (qui tient compte à la fois de variables sociales et de « coûts écologiques » de la croissance) pour une quinzaine de pays font apparaître les mêmes résultats. De fait, le PIB ne dit rien des inégalités dans la distribution des revenus et de ses conséquences, ni des effets de nos modes de développement en termes de santé publique ou de qualité de vie. Résultat : la croissance est devenue désormais « non rentable » dans les pays riches et même, selon certaines estimations, dans certains pays émergents. D’où le constat fait par l’économiste Jean Gadrey : « à partir d’un certain niveau de richesse matérielle, les progrès du bien-être et de la ‘santé sociale’ tiennent à d’autres facteurs et d’autres politiques que la poursuite de la croissance ». Et ce d’autant plus que dans des pays où les gains de productivité sont devenus très faibles, la poursuite de la croissance passe en grande partie par le fait de travailler plus, ce qui s’accompagne de plus de stress, de moins de temps à passer avec sa famille, ses amis, de moins de loisirs… tout en continuant d’aggraver l’empreinte écologique de l’activité. Enfin, et ce n’est pas sans rapport avec ce qui précède, le PIB ne prend en compte que les activités marchandes ou les activités non-marchandes dont la production est assurée par des personnes rémunérées à cette fin. Il ne valorise donc pas l’activité domestique, l’entraide de voisinage et toutes les activités bénévoles, qui concourent pourtant de manière essentielle à la qualité de notre vie individuelle et collective. Une logique qui conduit à sous-estimer de manière très significative l’apport de l’économie sociale et solidaire, pour plusieurs raisons. D’abord parce que l’ESS poursuit d’autres buts que la recherche du profit, et que nombre de ses organisations parviennent à mobiliser de nombreux bénévoles, notamment dans les associations. De même, la gouvernance de nombreuses fondations, coopératives et mutuelles repose en grande partie sur le bénévolat. Ensuite, parce qu’une partie du produit de l’ESS est assimilé au secteur public et voit donc sa production estimée, comme c’est le cas pour dans le public, à ce qu’elle coûte. Cette convention de mesure ne permet pas de capter les effets de l’ESS ni sur les bénéficiaires directs, ni les bénéfices pour la collectivité. Elle ne tient pas compte de la diversité des valeurs d’usage de cette économie.

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26 février 2018

Les seins explosent en vol ?

Vous envisagiez d'obtenir des implants mammaires ... jusqu'à ce que vous entendiez les histoires d'horreur. Une soeur de la fille de l'amie de la mère d'un ami cousin (vous obtenez la photo) a fait un tour en avion et sa poitrine a éclaté à 40 000 pieds alors qu'elle mangeait son mélange montagnard en classe économique. Mais faites vos recherches et vous constaterez que beaucoup d'histoires ne sont que des histoires. Ce qui suit sont quelques-unes des légendes et des mythes urbains les plus courants circulant sur les implants mammaires et les faits qui les démystifient. Certains sont drôles, d'autres pas très drôles et certains seront surpris que les gens croient vraiment. Quoi qu'il en soit, l'information devrait vous mettre à l'aise et vous aider à prendre une meilleure décision. En commençant par le scénario ci-dessus, voici quelques mythes communs et votre vérification de la réalité des implants mammaires: Mythe # 1 - Ils vont exploser dans un avion ou en plongée sous-marine. Nah, quelque chose comme ça n'arriverait pas. Les implants changent quand ils sont sous haute ou basse pression extrême, mais ils n'éclateront pas. Eh bien, ils le feront, mais vous seriez déjà mort si vous étiez sous cette pression atmosphérique. Les niveaux auxquels les avions volent et les niveaux de plongée ne sont pas suffisants pour provoquer cela. Ce que vous pouvez remarquer est en fait une expansion et un changement de taille, mais ils ne vont pas apparaître. Mythe # 2 - Ils peuvent geler à des températures négatives. Pourquoi vous seriez dehors dans cette température extrême est une bonne question, mais si vous vous trouvez dans cette situation ... ne craignez pas, vos implants mammaires ne gèlent pas. C'est juste une bonne vieille légende urbaine. Penses-y. Votre corps est très chaud et a une température de 98,6? F et entouré de tissus adipeux et de la peau qui cocooning tout à l'intérieur de votre corps comme une couverture chaude. Vous pouvez perdre un doigt ou un orteil en raison d'une gelure, mais vos implants sont en sécurité dans cet endroit centralisé. Mythe # 3 Le silicone est dangereux et provoque d'autres problèmes de santé. Tout le monde se souvient quand le silicone a été retiré du marché en tant que remplisseur parce qu'il y avait une crainte qu'il provoque le cancer, le lupus et une variété d'autres maladies auto-immunes. Dans l'intervalle, une solution saline a été utilisée comme charge. Depuis l'élimination du silicone, de nombreuses études ont été menées pour voir s'il y avait une réelle cause d'alarme et aucune connexion n'a été trouvée. En conséquence, la FDA a approuvé le silicone à utiliser comme charge. Mythe # 4 Tout le monde saura qu'ils sont faux. Ok, cela dépend largement de vous et de votre chirurgien. Si vous êtes une tasse B et que vous vous présentez le jour suivant avec un DD, eh bien ... tous ceux qui vous connaissent le savent. Mais, si vous cherchez simplement un look plus naturel pour votre corps, de la symétrie et de l'équilibre, un bon chirurgien peut vous donner un look subtil et confortable. Un bon chirurgien devrait également vous aider à choisir la bonne forme et l'emplacement de votre corps pour obtenir un aspect naturel. Le silicone ressemble plus à un sein naturel, mais tous les deux en auront l'air aussi longtemps que vous allez avec une taille qui correspond à votre corps et votre chirurgien sait ce qu'il fait. Pour plus d'informations, allez sur le site de cette activité de baptême en avion et retrouvez toutes les infos.

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20 février 2018

Autisme : les hospitalisations inadéquates

Les patients TED/TSA représentent une part importante des hospitalisations dites inadéquates. Cela apparaît déjà à la lecture des données du PMSI : parmi les journées liées aux hospitalisations au long cours (plus de 292 jours), la part des TED est proche de 10 %. On relève d’ailleurs que les journées liées aux longs cours représentent 42 % de l’ensemble des journées d’hospitalisation pour TED, soit une part bien supérieure à ce que l’on observe pour le total des séjours (17 %). En outre, plusieurs études réalisées sur cette catégorie, avec re-diagnostic, mettent en évidence que ce pourcentage est sous-estimé. À titre d’exemple, dans une enquête menée en région Rhône-Alpes en 2010, en cours de réactualisation, le taux d’hospitalisations inadéquates parmi les adultes était de 17,5 % sur un échantillon d’environ 700 patients. Parmi eux, la grande majorité était en attente d’une orientation en établissement médico-social, dont près de 18 % pour TED154. Une autre enquête réalisée en Aquitaine dans les hôpitaux psychiatriques de la région, regroupant deux tiers de la population adulte prise en charge au long cours, montre que près de 28 % des personnes ainsi accueillies pour une longue durée ont un diagnostic de TED155 . Dans l’estimation des coûts, on a considéré comme plausible une estimation moyenne de 20 %. Plus généralement, les hospitalisations au long cours en psychiatrie ont fait l’objet d’une étude récente de l’IRDES qui éclaire de manière plus précise des aspects liés aux TED/TSA. Elle porte sur 12 700 patients concernés par des hospitalisations d’un an ou plus, en continu ou non, et associées à une présence en hospitalisation l’année précédente – en 2011 (représentant 0,8 % des patients pris en charge en établissements de santé mais un quart des journées d’hospitalisation et un quart des lits). Les diagnostics de TED correspondent à 9 % des patients, ceux de retard mental à 11 %, les deux catégories ayant été regroupées pour certaines analyses. L’étude met en évidence de très fortes disparités d’une région à l’autre dans le maintien prolongé de ces patients à l’hôpital. Dans trois régions (Alsace, Lorraine et Picardie), plus de 28 % des hospitalisés au long cours ont reçu un diagnostic de retard mental ou trouble envahissant du développement, cette part atteignant même 38 % pour la Gironde. Cette variabilité confirme que la fiabilité des diagnostics doit être questionnée pour ces hospitalisations longues. On relève ainsi, selon les régions, une grande variabilité des parts respectives des trois principaux diagnostics : troubles psychotiques, retard mental et TED. Le cumul des trois catégories évolue entre deux tiers et trois quarts des hospitalisations totales au long cours, pour des diagnostics qui ne sont pas aisés à distinguer. La difficulté à trouver des structures de sortie est signalée de manière répétée, les établissements médico-sociaux n’étant pas, sauf exception, désireux d’accueillir des patients qui ont effectué des longs, parfois de très longs séjours en hôpital psychiatrique. L’exemple d’une monographie relative à l’hôpital de Digne confirme ce constat : « un certain nombre de patients qui ne rentrent pas dans les critères retenus sont pour autant hospitalisés depuis des années au centre hospitalier. Ainsi les médecins ont évoqué la situation de sept patients chroniques dont une personne présente depuis plus de vingt ans dans l’établissement. Quatre d’entre eux seraient stabilisés avec des orientations possibles en foyer de vie ». Les recommandations qui suivent valent méthode générale : « (…) Il est fortement recommandé (en lien avec la MDPH) de réaliser des essais d’admission en ESMS et de développer des coopérations formalisées entre le secteur sanitaire et le secteur médico-social, afin d’étayer la prise en charge réalisée par les équipes éducatives avec l’appui de la psychiatrie, et d’éviter ou limiter les ré-hospitalisations, et d’autre part des trouver des solutions d’aval pour les personnes hospitalisées ». L’enjeu financier global n’est pas neutre, si l’on valorise le potentiel qui peut être ainsi « réorienté » des structures psychiatriques vers des ESMS.

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04 janvier 2018

La croissance, l'innovation, et l'Etat

La façon dont notre gouvernement crée des assistés industriels m'a toujours consterné. Un symposium en Bourgogne, auquel j'ai assisté il y a quelques jours, m'a rappelé à quel point cette position gouvernementale était insensée. Il n'est en effet sans doute pas indispensable de préciser que les tentatives du gouvernement de désigner lui-même les industries d'avenir ont trop souvent (c'est-à-dire, toujours) conduit au fiasco. En effet, pourquoi les autorités seraient-elles plus expertes pour effectuer ce choix que le marché lui-même ? Les allocations sont selon moi une forme ultime de présomption. Les gouvernants prétendent ainsi décider, contre la volonté du citoyen, à quoi devrait ressembler l'avenir. On peut cependant se poser les limites de leurs compétences dans ce domaine avec une question toute simple : pensez-vous qu'ils auraient vu en Marc Zuckerberg ou Sergei Brin des innovateurs pour les technologies gagnantes avant qu'ils ne percent d'eux-mêmes ? Non, évidemment non. Les autorités ne sont tout simplement pas qualifiées pour ce type d'exercice. Mais alors, à quoi donc peuvent-elles bien servir ? Doivent-elles demeurer inactives et patienter jusqu'à ce que la croissance et l'emploi tombent du ciel ? Evidemment non. Les autorités prennent tout leur intérêt lorsqu'il s'agit de réunir les conditions nécessaires à la production de capital, telles que la recherche fondamentale et appliquée, l'entreprenariat, le libre marché... Sur le plan pratique, cela se traduit par un cadre prometteur pour la R&D (histoire de ne pas inciter nos cerveaux à aller se vendre à l'étranger), une justice efficace, la promesse d'un libre marché respecté... Les autorités ont donc un rôle primordial à jouer dans la matérialisation de la prospérité : organiser les facteurs environnementaux pertinents pour permettre la compétition et la créativité. C'est se fourvoyer soi-même que de s'imaginer que, par l'allocation de subventions, nos élites peuvent susciter de la richesse : ce qui est destiné à fonctionner n'a pas besoin de subventions ; et ce qui en a besoin n'est pas viable, et ne peut conduire qu'à produire des assistés industriels. Voilà, en somme, la conclusion de ce symposium: le progrès et l'innovation ne sont pas, et ne seront jamais, engendrés par les autorités et leurs largesses. Ceux-ci fleurissent du fait du libre marché et de la concurrence. Plus d'information est disponible sur le site de l'agence de voyage de ce séminaire entreprise en Bourgogne. Suivez le lien.

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28 décembre 2017

Un terreau favorable au développement des préjugés

L’étude « Perils of Perception » (« Perception vs réalités ») réalisée en novembre 2016 dans 40 pays, dont l’objectif est de mesurer l’ampleur de la différence entre les perceptions des citoyens et la réalité objective des faits, démontre la tendance (qui n’est pas propre à la France) de s’inscrire dans une spirale plus négative qu’il n’y paraît. Cette enquête confirme que les citoyens de la quasi-totalité des pays étudiés, notamment occidentaux, partagent un regard très sombre sur la situation au sein de leur pays. À l’évocation de leur perception de l’avenir, du degré de tolérance ou d’intolérance de la société sur différents aspects ou encore du niveau des inégalités sociales, le jugement des personnes interrogées est souvent plus négatif que ce que l’on observe dans les faits. Si les Français sont un peu plus proches de la réalité en ce qui concerne les inégalités sociales, ils la surestiment toutefois encore nettement. Dans ce contexte, les préjugés tendent à se renforcer et alimentent ce pessimisme ambiant qui peut se traduire par des événements très concrets. Ainsi, comme le soulignent les auteurs de l’enquête, il s’agit là d’« éléments qui, combinés à une crise économique persistante et à une méfiance à l’égard des institutions, ont connu des traductions électorales retentissantes en 2016 avec l’élection de Donald Trump et le vote en faveur du Brexit ». Or, comme le souligne l’enquête réalisée par le Secours Catholique, pour 73 % des répondants (QCM Démarche itinérante), les préjugés viennent « de chacun d’entre nous ». Aussi, pour s’en prémunir et lutter contre la diffusion de ces idées fausses qui nourrissent (en partie) ce climat de défiance, il convient d’être vigilant quant aux messages qui sont véhiculés et aux informations qui sont délivrées. Il s’agit là de mettre fin à cette spirale malsaine dont on peine à sortir et qui complexifie la lutte contre des difficultés qui, pour le coup, sont bien réelles et concernent de nombreux Français.

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28 novembre 2017

Sur les sentiers d'Auvergne

Si je connaissais évidemment le Puy-de-Dôme pour ses volcans, je n'étais encore jamais passé par Clermont-Ferrand, que je connaissais seulement de nom. Mais à l'occasion d'une randonnée en quad dans la région, un ami m'a fait découvrir la ville dans laquelle il venait de s'installer. A l'écouter, il aurait pu devenir guide touristique pour la ville, tant ses connaissances dans le domaine étaient précises ! Pour ceux qui n'y sont jamais allés, voici ce que j'en ai retenu. Clermont-Ferrand est né de deux villes distinctes : Clermont et Montferrand. C'est Louis XIII, au XVIIe siècle, qui demanda à ce que ces deux soeurs soient définitivement jumelées, réunies, rassemblées pour ne plus former qu'une seule cité. Si vous ne connaissez pas la région, vous n'imaginez pas à quel point cette ville peut surprendre, au milieu de nulle part. En Auvergne, il y a des puys, des puys, et des puys... et puis il y a Clermont-Ferrand, qui s'est installé entre deux buttes, ou l'on découvre à la fois d'anciens hôtels, des maisons à pans de bois et des constructions bâties en pierre de Volvic. Cette pierre sombre, cette pierre de lave qui est passée de la couleur rouge sang, dans son état liquide, au gris foncé, lorsqu'elle est devenue solide et qu'elle a vieilli. C'est cette pierre de Volvic qui donne son incroyable allure à la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption, qui tranche radicalement avec les toits en tuiles qui l'entourent. Un monument sombre au coeur de la ville. D'un coup d'œil, on retrouve les deux couleurs prises par la lave dans son parcours terrestre. Si je dois présenter la ville, je ne dois pas oublier de mentionner la présence de l'eau, comme dans de nombreuses autres villes thermales auvergnates. Depuis bien longtemps, « eau miraculeuse » et « sources mystérieuses » donnent naissance à un nombre impressionnant de fontaines de toutes sortes. Ainsi, près de la cathédrale se dresse la fontaine Urbain II, surmontée d'une statue. Elle fut construite en 1895 pour commémorer le huitième centenaire de la présence du souverain pontife à Clermont, venu prêcher la première croisade. Un peu plus loin, place Michel-de-l'Hospital, adossée à un immeuble, la fontaine des Cercles qui rappelle l'ancienne présence d'un marché au bois et à la ferraille. Après avoir traversé le vaste jardin Lecoq, j'ai également trouvé la fontaine de la Pyramide, un nom qui s'explique au premier coup d'oeil. Cet obélisque évoque les campagnes d'Égypte auxquelles participa le général Desaix d'origine auvergnate. Deux rues plus loin, dans le square d'Assas, une grotte abrite la Fontaine du roi des Eaux : d'un style baroque, elle représente Poseidon, le dieu de la mer armé de son trident. La fontaine d'Amboise avec ses trois bassins en pierre superposés, vaut également le détour : elle fut construite en 1515. Et enfin, les fontaines pétrifiantes alimentées par les cinq sources de Saint-Alyre qui, avec le temps, incrustent les objets qui y sont déposés. Voilà quelques-unes des nombreuses raisons pour visiter Clermont-Ferrand ! Les alentours comportent aussi quelques sites très attrayants pour ceux qui, comme moi, apprécient les randonnées en quad en pleine nature. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste de cette rando en quad à Clermont.

 

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27 novembre 2017

La maison intelligente

« Vieillir chez soi » est aujourd’hui devenu un objectif consensuel. Les personnes le souhaitent, le calcul économique pour la collectivité en démontre l’avantage. Comme le souligne le rapport Broussy, un « chez soi » équipé et adapté serait l’optimum. Or les seniors, pour la plupart, ne déménagent pas au moment où cela serait simple, c’est-à-dire lorsqu’ils sont valides. Il y a sans conteste une réflexion à mener sur l’habitat à destination des personnes âgées, offrant des solutions de confort et de sécurité tout en évitant les solutions d’habitat collectif3 . Nous y reviendrons plus loin. Un travail est en cours sur les adaptations de logement, via une certification des métiers du bâtiment : le rapport Broussy souligne par exemple le succès du label Handibat et préconise son extension à l’adaptation au vieillissement. Nous nous concentrons ici sur la partie la plus technologique de ces adaptations. Certaines professions se sont regroupées au sein d’un syndicat unifié, IGNES (Industries du génie numérique énergétique et sécuritaire), d’autres acteurs ont formé l’association AGORA, qui vise à concevoir et à favoriser le déploiement des « smart homes ». Éclairages automatiques, plans de travail mobiles qui se mettent à hauteur des personnes en fauteuil roulant, fermeture électrique centralisée des volets et des portes, identification des ouvertures de réfrigérateurs, du temps passé dans les diverses pièces, etc. L’AGORA regroupe une vingtaine de membres (industriels et PME) qui ont pour point commun de « concevoir et distribuer des composants, des produits et terminaux, communiquant avec des services pour la maison et ses occupants ». Les technologies domestiques doivent pouvoir dialoguer, interagir, coopérer et bénéficier ainsi des apports de toutes les autres. Un « nouveau langage domestique » pourra améliorer la gestion de l’énergie, les communications, le confort, le divertissement, la sécurité, les services à la personne et l’e-santé. Surtout, ce langage doit être ouvert pour que de nouveaux usages, aujourd’hui inconnus, puissent s’y adjoindre au fil du temps. Chaque service, voire chaque fournisseur, propose encore des systèmes de contrôlecommande « propriétaires », c’est-à-dire avec un protocole spécifique, non interopérable. Pourtant, de nombreuses évolutions technologiques depuis dix à quinze ans visent au contraire cette interopérabilité, avec des systèmes ouverts, standardisés, dotés de fonctions intelligentes, intégrés dans les environnements de communication de l’internet. La mise en place de tels réseaux privés virtuels est mûre mais elle se heurte aux stratégies d’acteurs qui défendent leurs solutions propriétaires.

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07 novembre 2017

Buenos Aires en version luxe

Un nombre croissant de voyageurs apprécient aujourd'hui le choix de séjourner dans un appartement de luxe à Buenos Aires ou dans l'un des nombreux hôtels de luxe à Buenos Aires. Dans toute la ville, vous trouverez de nombreuses options d'hébergement qui conviendront à votre style et à votre budget. En termes d'hôtels de luxe, il y a beaucoup de choix, y compris le Hilton, le Four Seasons et le Sheraton. Chacun de ces hôtels de luxe à Buenos Aires vous placera dans le quartier du centre-ville, à quelques pas de nombreuses attractions et sites célèbres. Bien sûr, si vous envisagez de rester ici pour une longue période de temps, la location d'un des appartements de luxe à Buenos Aires est également une excellente alternative à considérer. Le budget est souvent un élément important pour de nombreux voyageurs. Lors de la planification de vos vacances à Buenos Aires, vous devriez savoir que les chambres d'hôtel sont souvent à peu près la moitié du prix que vous vous attendez à payer dans une ville européenne ou américaine comparable. Vous trouverez de nombreux hôtels de charme dispersés dans de nombreux quartiers les plus populaires de Buenos Aires, y compris Recoleta, Palerme et San Telmo. Pour environ le même prix par nuit d'un hôtel de luxe, vous pouvez également louer un très bel appartement à Buenos Aires pour une semaine entière. L'un des grands avantages de la location d'un appartement de luxe est qu'il est adapté si vous voyagez pour affaires, en tant qu'individu ou si vous amenez votre famille pour profiter des sites touristiques de Buenos Aires. Il y a beaucoup d'excellentes agences avec lesquelles vous pouvez travailler pour trouver l'appartement idéal pour votre prochain séjour. En fait, de nombreux organismes exploitent des sites Web bilingues qui peuvent rendre extrêmement facile de réserver l'un des luxueux appartements à Buenos Aires, soit à la semaine, soit même une fois par mois. Appartements à Buenos Aires viennent généralement complet avec toutes les commodités que vous attendez, y compris WiFi Internet et même des services de nettoyage. La plupart des agences vous fourniront également des cartes et même des informations touristiques sur la région. Si vous préférez vous sentir chez vous pendant vos voyages plutôt que dans un pays étranger, la location d'un appartement peut être une option abordable et confortable. Comme dans d'autres villes, vous avez également le choix de louer un appartement en privé, mais gardez à l'esprit que lorsque vous choisissez de passer par une agence, vous pouvez généralement confirmer votre réservation en ligne et obtenir tous les détails dans un contrat, y compris les dates de votre séjour et le contrat de location. Pour le luxe à Buenos Aires, il n'y a vraiment pas de meilleure option que d'avoir votre propre appartement privé pour appeler à la maison lors de vos voyages. L'immobilier à Buenos Aires est maintenant une entreprise florissante, car de nombreux propriétaires privés choisissent de louer leurs appartements de luxe aux voyageurs au moins pendant une partie de l'année. En fait, beaucoup de gens ont aussi trouvé que l'immobilier à Buenos Aires était une opportunité d'investissement lucrative. Je vous laisse le lien vers le site spécialiste sur les plus beaux hotels du monde.

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03 novembre 2017

Quel président pour la FED

Gary Cohn, principal conseiller économique de Donald Trump, a très peu de chances de figurer sur la liste des candidats potentiels pour prendre la présidence de la Fed, son rôle étant jugé déterminant pour la réussite du projet de réforme fiscale, a indiqué mercredi un responsable américain. Lors de consultations mardi entre les sénateurs républicains et le président américain, le nom de Gary Cohn a été évoqué ainsi que celui de l’ancien gouverneur de la Fed, Kevin Warsh. « Aucune décision n’a été prise et aucun candidat n’a été exclu mais le rôle de Gary est trop important pour faire aboutir la réforme de la fiscalité », a déclaré ce responsable de l’administration Trump. Lors de son entrevue avec les sénateurs, Donald Trump a indiqué se concentrer sur les candidatures de John Taylor, économiste à Stanford, de Jerome Powell, gouverneur de la Fed, et de l’actuelle présidente de la Fed, Janet Yellen. Donald Trump envisage de faire connaître son choix avant d’entamer sa tournée en Asie le vendredi 3 novembre afin de donner le temps suffisant au Sénat pour confirmer cette nomination. Selon une source informée du dossier, l’annonce ne devrait pourtant pas intervenir cette semaine. De même source, on précise que Donald Trump a interrogé les sénateurs qu’il a rencontrés sur leur préférence entre Taylor et Powell et ces derniers auraient exprimé un large soutien à Taylor. Gary Cohn avait provoqué l’irritation de Donald Trump en critiquant la manière dont le président américain avait réagi aux violences commises lors d’une manifestation de militants de l’alt right à Charlottesville en août. Les deux hommes semblent avoir aplani leurs divergences au cours des dernières semaines, Donald Trump louant l’utilité de son conseiller dans la conduite du projet de réforme de la fiscalité qu’il entend faire adopter avant la fin de l’année. Si le maintien de Janet Yellen n’est pas exclu, Trump a fait savoir qu’il était favorable à un changement à la tête de la Réserve fédérale.

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04 septembre 2017

Des progrès contre la faim dans le monde

Les estimations actuelles suggèrent qu’environ 795 millions de personnes sont sous-alimentées dans le monde. Cela signifie que près d’un individu sur neuf ne mange pas à sa faim. La grande majorité d’entre eux (780 millions de personnes) vit dans les régions en développement. Cependant, les projections indiquent une baisse de près de moitié de la proportion des personnes sous-alimentées dans les régions en développement, celle-ci passant de 23,3 % en 1990–1992 à 12,9 % en 2014–2016. Cela est très proche de la cible des OMD sur la faim. Des progrès rapides durant les années 1990 ont été suivis par une diminution plus lente pour mettre un terme à la faim durant les cinq premières années du nouveau millénaire, puis par un rebond à partir de 2008. Les projections relatives à la période la plus récente montrent une nouvelle phase de progrès plus lents. Les progrès pour lutter contre la faim ont été significatifs en dépit d’un contexte mondial difficile durant la dernière décennie. Les obstacles incluaient l’instabilité des prix des produits de base, l’augmentation des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, un chômage croissant et des récessions économiques à la fin des années 1990 et en 2008-2009. Des phénomènes climatiques extrêmes et des catastrophes naturelles fréquentes ont aussi eu un impact sur les vies et les moyens d’existence, et finalement sur les progrès vers la sécurité alimentaire mondiale. Dans un nombre croissant de pays, l’instabilité politique et les conflits civils ont aggravé les effets des catastrophes naturelles, avec pour conséquence de nombreuses et importantes crises humanitaires. Ces événements ont ralenti les progrès visant à réduire l’insécurité alimentaire dans quelques pays et régions du monde parmi les plus vulnérables. Le taux de réduction de la faim varie grandement selon les régions. Le Caucase et Asie centrale, l’Asie de l’Est, l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est ont atteint la cible sur la faim, principalement en raison d’une croissance économique rapide au cours des deux dernières décennies. La Chine représente, à elle seule, près des deux tiers de la réduction totale du nombre de personnes sous-alimentées dans les régions en développement depuis 1990. L’Afrique du Nord est près d’éliminer une insécurité alimentaire grave, en atteignant un niveau inférieur à 5 % dans son ensemble.

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