A poil, Nessus !

04 septembre 2017

Des progrès contre la faim dans le monde

Les estimations actuelles suggèrent qu’environ 795 millions de personnes sont sous-alimentées dans le monde. Cela signifie que près d’un individu sur neuf ne mange pas à sa faim. La grande majorité d’entre eux (780 millions de personnes) vit dans les régions en développement. Cependant, les projections indiquent une baisse de près de moitié de la proportion des personnes sous-alimentées dans les régions en développement, celle-ci passant de 23,3 % en 1990–1992 à 12,9 % en 2014–2016. Cela est très proche de la cible des OMD sur la faim. Des progrès rapides durant les années 1990 ont été suivis par une diminution plus lente pour mettre un terme à la faim durant les cinq premières années du nouveau millénaire, puis par un rebond à partir de 2008. Les projections relatives à la période la plus récente montrent une nouvelle phase de progrès plus lents. Les progrès pour lutter contre la faim ont été significatifs en dépit d’un contexte mondial difficile durant la dernière décennie. Les obstacles incluaient l’instabilité des prix des produits de base, l’augmentation des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, un chômage croissant et des récessions économiques à la fin des années 1990 et en 2008-2009. Des phénomènes climatiques extrêmes et des catastrophes naturelles fréquentes ont aussi eu un impact sur les vies et les moyens d’existence, et finalement sur les progrès vers la sécurité alimentaire mondiale. Dans un nombre croissant de pays, l’instabilité politique et les conflits civils ont aggravé les effets des catastrophes naturelles, avec pour conséquence de nombreuses et importantes crises humanitaires. Ces événements ont ralenti les progrès visant à réduire l’insécurité alimentaire dans quelques pays et régions du monde parmi les plus vulnérables. Le taux de réduction de la faim varie grandement selon les régions. Le Caucase et Asie centrale, l’Asie de l’Est, l’Amérique latine et l’Asie du Sud-Est ont atteint la cible sur la faim, principalement en raison d’une croissance économique rapide au cours des deux dernières décennies. La Chine représente, à elle seule, près des deux tiers de la réduction totale du nombre de personnes sous-alimentées dans les régions en développement depuis 1990. L’Afrique du Nord est près d’éliminer une insécurité alimentaire grave, en atteignant un niveau inférieur à 5 % dans son ensemble.

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09 août 2017

Survol de Bordeaux

Le mois dernier, je suis tombé par hasard sur une série que je n'avais plus revu depuis mon enfance : Supercopter. La série a sacrément vieilli (c'est peu dire : j'ai passé tout l'épisode à osciller entre ennui mortel et rire de consternation !), mais elle a eu le mérite de me donner une envie : celle de faire un vol en hélicoptère. J'ai donc fouillé un peu sur internet et fini par trouver mon bonheur. Et c'est grâce à ce hasard télévisuel que, la semaine dernière, j'ai exécuté un tour en hélicoptère à Bordeaux. Le climat était doux ce matin-là : le ciel était immaculé et le pilote était à l'évidence un passionné. Bref, la journée semblait avoir été taillée pour que l'événement soit parfaitement réussi. Après les traditionnelles consignes de sécurité, nous avons embarqué à bord de l'hélico (nous étions 5 à participer, plus le pilote), mis nos ceintures et nos casques (un accessoire indispensable si l'on veut échanger avec le pilote : le bruit des rotors vous obligerait à hurler dans la cabine pour vous faire entendre en plein vol). Puis nous avons décollé pour 20 petites (mais précieuses) minutes de vol. Un vol à bord d'un hélico n'a vraiment rien à voir avec un vol en avion. Les sensations qu'offrent ces deux types de vol sont très différentes. Je dirais que l'hélico a quelque chose de plus contemplatif. Parce que redécouvrir la Terre sous une telle perspective change complètement la donne. Les lieux qui nous sont familiers prennent soudain une apparence très différente : ils se changent en maquette pour enfant, et on est frappé de voir à quel point notre univers quotidien est microscopique, par rapport à la grandeur du monde alentour. C'est une expérience saisissante à vivre, et qui permet de se décentrer un peu. Vraiment, si vous avez l'occasion d'essayer, il n'y a pas à hésiter : c'est une expérience à vivre ! Je vous mets en lien le site où j'ai déniché mon vol à Bordeaux, si ça vous intéresse. Davantage d'information est disponible sur le site de l'agence organisatrice de baptême en hélicoptère. Cliquez sur le lien.

helicoptere

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06 juillet 2017

La refondation du FN

Le début de l'été est studieux mais aussi tendu au Front national: dans la réflexion sur la "refondation" du parti, largement souhaitée, les premières discussions tournent vite à l'aigre entre partisans du "ni droite ni gauche" et tenants d'un FN clairement de droite. "Je veux tout changer" a posé mercredi matin Marine Le Pen, qui a déjà lancé sept groupes thématiques autour des membres du bureau politique du parti, en vue d'un séminaire dans la deuxième moitié de juillet et surtout du congrès du FN, prévu début 2018. La nécessité d'un changement structurel ne fait guère débat en interne. Marine Le Pen a pratiquement acté d'ailleurs mercredi que le FN changerait de nom mais aussi de "structure" afin d'aboutir à la "force d'opposition (...) la plus performante possible" qui "doit aussi dépasser à mon avis le FN". Mais le fond agite bien plus les troupes, à qui Marine Le Pen a demandé "courtoisie" et "camaraderie". Chaque frontiste a pu s'inscrire dans un atelier et certains ont lancé des appels à contribution. L'eurodéputée Joëlle Melin, patronne de l'une des structures internes chargées de réfléchir au programme, a ainsi demandé via un mail interne au FN dont l'AFP a eu copie et en "5 lignes maximum, votre analyse brève avec des propositions synthétiques ou axes de réflexion par sujet abordé." "C'est l'occasion ou jamais pour tous (...) de dire ce qui n'a malheureusement pas pu être transmis pendant la campagne", souligne-t-elle. D'autres lancent des appels ou des contributions publiques, notamment dans le camp du vice-président du FN, Florian Philippot, très contesté en interne, qui a proposé aux 160.000 abonnés de sa page Facebook d'émettre leurs "idées et suggestions sur l'atelier +Thématiques de campagne+" auquel il est inscrit. Sa lieutenante, l'eurodéputée Sophie Montel, qui avait récemment jugé le discours frontiste "anxiogène" sur l'immigration, a elle lancé sur Twitter un sondage public: "Souhaitez-vous que le FN parle de : 1/ identité et musulmans ? 2/ tous les sujets". Les partisans d'un FN plus porté sur ses sujets traditionnels réagissent en retour: Jean Messiha, coordinateur du projet présidentiel de Marine Le Pen, lui a ainsi répondu que "la question devrait être: souhaitez-vous que le FN parle prioritairement: 1/ de souveraineté ou 2/ d'identité? Sans exclusive évidemment". - 'Tout changer' ou 'ripoliner'? - Jérôme Rivière, ex-député UMP devenu porte-parole de la campagne législative FN, et tenant d'une "union des droites", a salué lui l'ex-ministre de Nicolas Sarkozy, Thierry Mariani, qui a dit qu'une "discussion" devrait advenir avec le FN. Mais en toile de fond, d'autres commentaires sont plus virulents sur les réseaux sociaux, agora pour collaborateurs de figures FN à couteaux tirés les uns avec les autres. "Le FN est mort, il faut le débrancher (...). Cela ne servira à rien si on prend les mêmes pour recommencer", tranche Julien Acard, conseiller régional proche de Mme Montel. "Les réponses sont déjà rédigées visiblement #désespérant" s'inquiète en retour Pierre Nicolas, ancien collaborateur de Marion Maréchal-Le Pen. En privé, certains voient le FN éclater ou péricliter: "Il y a un désaccord entre la base électorale et la ligne politique du FN portée par Marine Le Pen et le +Front+... Ca va péter au congrès" anticipe un assistant parlementaire. "Aucune organisation, anticipation, vision, ni leader, et quasiment personne de compétent", se désole une conseillère régionale. Pour un autre assistant parlementaire, au contraire, le débat lancé est "du folklore. On éteint l'incendie". Au risque d'un "ripolinage" dont "personne ne sera dupe" et aux conséquences potentielles "extrêmement lourdes", selon un important frontiste. Dans ce débat, les deux camps se demandant en outre quel rôle jouera Marine Le Pen: arbitre ou partie prenante? Jeudi, @enimar68, considéré par de très nombreux frontistes comme son compte Twitter officieux, ce qu'elle a démenti, a qualifié le sondage de Mme Montel de "provocation grossière". Dans son entourage, on prévient toutefois qu'il ne faut pas attendre le grand soir: "Notre ligne de la présidentielle est la bonne, équilibrée... Quand on tire la couverture, l'autre au bout du lit, il a froid au pied."

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23 juin 2017

Management à l'anglaise

Lundi dernier, j'ai suivi avec le reste du service un incentive à Londres. Et contre toute attente, l'aventure m'a bien plu. Cela peut n'avoir rien de très étonnant à la base, mais il se trouve que je suis de manière générale hostile à des événements de ce type. Je renâcle autant qu'il m'est possible contre ce néomanagement qui voudrait nous convaincre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bien sûr, j'admets que le management du travail a pas mal changé ces dernières années, et que cela a conduit à des améliorations notables. Par exemple, le patron moderne ne porte plus un costard, pas plus que les cadres, d'ailleurs : un air de décontraction et de fraîcheur semble donc souffler sur cette sphère. Mais cette approche décontractée ne signifie pas que les collaborateurs en sont plus décontractés pour autant. Au contraire, même ! Il suffit d'ailleurs de voir le nombre d'employés qui entrent en dépression pour s'en apercevoir : la décontraction n'est que de surface, et dissimule des tensions encore plus importantes que par le passé. Récemment encore, un collègue a fait un malaise vagal, et c'est là loin d'être un incident isolé. J'entends parfois certains entrepreneurs blâmer cette nouvelle génération qui ne se donne plus corps et âme à leur entreprise. Mais je comprends en fait cette démotivation. Cette mutation procède en fait directement de ce management moderne : après tout, pourquoi les salariés devraient-ils être loyaux à l'égard de leur entreprise si cette dernière n'éprouve pas le besoin d'être loyale envers eux ? C'est le modèle de l'entreprise qui, sous ses airs ludiques, est devenue plus dure et a brisé la confiance. Et les incentives font d'une certaine manière partie de ce management qui outrepasse ses limites. Plutôt que de respecter l'indispensable frontière entre vie publique et vie privée, les ressources humaines voudraient désormais faire en sorte que les employés vivent l'entreprise à fond jusqu'à passer leurs soirées ensemble plutôt que de passer du temps en famille. Sous prétexte de les récompenser, on les force donc à bouter toujours un peu plus leur vie privée. Mais force est de constater que, lorsque l'événement est pensé en amont, c'est finalement très attrayant, et cela contribue même à améliorer la communication entre collègues. C'est donc un dispositif à proposer judicieusement, et surtout, en faisant le choix de la qualité. Voilà le lien l'agence qui a pris en charge cet incentive. Si votre DRH vous propose des voyages qui vous donnent envie de faire un burnout, je vous recommande de lui montrer qu'un incentive n'est pas forcément une torture... En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de cette activité incentive à Londres.

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07 juin 2017

Assange reste dans son ambassade

L'Equateur continuera d'offrir l'asile dans son ambassade de Londres à Julian Assange, a déclaré lundi le nouveau président équatorien Lenin Moreno qui a qualifié le fondateur de WikiLeaks de "hackeur". "M. Assange est un hackeur. C'est quelque chose que nous rejetons et que personnellement je rejette. Mais je respecte la situation dans laquelle il se trouve", a déclaré à la presse le successeur de Rafael Correa qui avait accordé l'asile à l'Australien. Il y a une semaine, la Suède a décidé de classer sans suite la plainte pour viol déposée contre Julian Assange, réfugié depuis juin 2012 à l'ambassade équatorienne de Londres pour échapper à un mandat d'arrêt européen. La police britannique a toutefois souligné qu'elle arrêterait M. Assange s'il quittait l'ambassade, pour avoir contrevenu en 2012 à sa liberté conditionnelle lorsqu'il s'y était réfugié, délit puni d'un an de prison. "Il semble que le gouvernement britannique n'accordera pas de sauf-conduit à M. Assange qui peut cependant continuer à résider à l'ambassade" d'Equateur, a souligné le président socialiste. M. Moreno avait indiqué peu après son investiture que son pays "fera en sorte" que la Grande-Bretagne "permette le transfert de M. Assange en Equateur ou vers le pays dans lequel il désire résider". Son adversaire de droite défait lors de l'élection, le banquier Guillermo Lasso, avait averti que s'il était élu il ferait en sorte que l'Australien quitte l'ambassade "dans un délai de 30 jours" après sa prise de fonction Le fondateur de WikiLeaks, qui a toujours rejeté l'accusation de viol pour lequel il était poursuivi en Suède, craint d'être extradé vers les Etats-Unis où il risque une lourde condamnation pour la publication de documents confidentiels militaires et diplomatiques. Washington n'a ni confirmé ni infirmé avoir engagé des poursuites judiciaires contre Julian Assange.

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02 mai 2017

La nature serait le meilleur médicament contre le stress

Des scientifiques américains viennent de démontrer que la nature avait une influence positive sur notre santé physique et émotionnelle. Depuis déjà très longtemps, des scientifiques de pays différents affirment que passer du temps en plein air pourrait remonter le moral. Ce fait a été prouvé par la dernière recherche de l'université d'État de l'Oregon qui a démontré que la nature avait un impact positif non seulement sur la santé, mais aussi sur l'état émotionnel, relate le journal Daily Mail. Les humains sont toujours en quête de biens matériels susceptibles de les rendre plus heureux, mais d'après des études psychologiques, une simple promenade au sein de la nature pourrait leur donner beaucoup plus d'émotions positives qu'une nouvelle voiture ou de nouveaux vêtements. La recherche impliquait 4 500 personnes habitant à proximité du bras de mer Puget Sound dans l'État de Washington, une région du nord-ouest des États-Unis qui comprend les villes de Seattle, de Bellevue et de Tacoma, ainsi que le parc national du mont Rainier. Lors de l'expérience, les scientifiques ont évalué le lien entre les émotions positives des gens et leur connexion avec la nature. L'évaluation a été effectuée sur la base de 13 facteurs, dont l'accès aux ressources naturelles, l'efficacité de la gestion du stress en plein air et la confiance dans les autorités responsables de la protection de la nature. D'après les résultats de l'étude, 11 facteurs ont un impact positif sur l'état émotionnel d'une personne. Ce sont, entre autres, la confiance dans la politique écologique de la région et la possibilité (ou plutôt le sentiment d'avoir la possibilité) des gens ordinaires d'influencer les décisions dans ce domaine.

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21 mars 2017

Un vol en avion de chasse

Je me chamaille souvent avec mes collègues. Parce qu'ils ne comprennent pas ma façon de vivre. Ils ne comprennent absolument pas mon besoin de pratiquer à intervalles réguliers des activités riches en adrénaline. Je comprends leur point de vue, cela dit, mais je n'y peux rien : je suis incapable de résister à l'appel de l'aventure. Il est vrai que cette passion a un coût. Il y a peu, par exemple, j'ai réalisé un vol en avion de chasse à Pontoise : une expérience inoubliable mais qui, niveau budget, n'était pas donnée. Mais vous savez quoi ? Je ne regrette rien ; les sensations que j'ai ressenties là-haut valaient à mon sens chaque centime déboursé. En fait, il s'agit d'un simple choix de vie, et mes collègues et moi ne sommes pas faits pour nous comprendre là-dessus : la distance qui nous sépare est tout simplement trop grande. Mes collègues préfèrent en effet investir dans le dernier écran HD 4K ; moi, c'est quelque chose de moins tangible que je recherche : des sensations nouvelles. Dans un monde aussi matérialiste que le nôtre, cette quête peut a priori sembler vaine, voire ridicule. Mais si l'on prend la peine d'y réfléchir deux minutes, on se rend compte qu'il n'y a rien de plus essentiel, dans le fond. Quelle valeur ont les objets qui vous entourent ? Notre smartphone, notre télé ? Est-ce cela qui définit la qualité d'une vie ? Ce ne sont que ça, après tout : des objets. Ce qui compte le plus, c'est tout de même ce que l'on a en soi : il est plus important d'être que d'avoir.  Alors oui, je préfère investir dans une activité ridiculement courte mais intense à vivre, plutôt que dans un objet certes utile, mais qui ne m'apporte aucun souvenir. Comme je le disais : c'est un choix de vie. Tout simplement. En tout cas, si vous aimez comme moi les sensations fortes, je vous invite à tester le vol en avion de chasse : on en ressort avec des étoiles plein les yeux ! Je vous mets en lien le site par lequel je suis passé, si vous habitez à Pontoise.

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20 mars 2017

Vous ne vous sentez plus chez vous en France ?

Il parait qu'il fait bon sur les rives du beau Danube bleu. Si vous en avez assez de la Seine (Saint-Denis) le premier Ministre hongrois vous attend les bras ouverts. Viktor Orban, préside aux destinées de la Hongrie depuis 2010. Il est nationaliste. Passe pour senophobe. Ne veut pas de migrants. N'a aucun penchant pour les mosquées. N'est pas très bien veillant avec les Roms. Et Il lui reste quelques efforts à faire s'il veut montrer qu'il est philosémite… Pendant longtemps, Viktor Orban a été seul. La bête noire de l'Europe… La commission de Bruxelles et le Parlement Européen le rappelaient régulièrement à l'ordre pour les discriminations anti Roms courantes en Hongrie. Orban répondait par un rapide bras d'honneur. En effet, l'Union Européenne, de plus en plus inconsistante, ne s'aventurait pas à lui imposer des sanctions de crainte qu'il ne plie bagages. Ces derniers temps, assuré d'une totale impunité, il a construit à la frontière avec la Bulgarie un mur infranchissable pour les migrants. L'Union Européenne lui a fait savoir que ce n'était pas bien. Ça s'est arrêté là. Sûr de lui-même et dominateur, le numéro un hongrois est de moins en moins seul. Poutine pense comme lui, dit-il, il n'a pas tort. La victoire de Trump lui a donné des ailes. Le portrait qu'il dresse du président américain frise l'exaltation. Il trouve merveilleuse sa phrase : "Chaque nation a le droit de placer ses intérêts en premier". Il ajoute fièrement : "c'est nous, les Hongrois, qui en premier, avons ouvert la voie". Viktor Orban n'a manifestement que peu de considération pour la vieille Europe. Il est l'image caricaturale (car le premier Ministre hongrois est un démagogue qui se respecte) de la jeune Europe. L'Europe qui fut communiste. L'Europe qui vécut entouré d'un mur : le Rideau de Fer. C'était pour empêcher les gens d'en sortir, les garder en quelque sorte en prison. Pas étonnant que cette Europe-là ne trouve pas spécialement scandaleux de construire des murs pour empêcher des gens non désirés de rentrer chez elle. D'être adossé à Poutine et a Trump, d'être boosté pat le Brexit rend Viktor Orban un peut arrogant et méprisant. L'Allemagne pff… La France pff… L'Italie pff… Lui ne joue plus dans la cour des petits. Sa dernière et orgueilleuse tirade en témoigne. "Nous acceptons les vrais réfugiés : Allemands, Néerlandais, Français, Italiens, responsables politiques ou journalistiques effrayés, chrétiens contraint de quitter leur patrie, qui veulent retrouver chez nous leur Europe qu'ils ont perdu chez eux". Plus condescendant que ça… Pour information, "bienvenue" se dit en hongrois "üdvözlet". Pour information encore les hongroises sont réputées très belles. Pour information toujours, Budapest sacrifie à tous les clichés : danses hongroises, des violons tsiganes, goulasch. Pour information, il y a des vols low-cost pout Budapest. Enfin, vous vous souvenez de Soumission de Houellebecq… La seule chanceuse dans l'Histoire, c'était la Juive qui avait une terre de refuge : Israël. Nous maintenant, nous avons la Hongrie. Et là-bas il n'y a pas de Palestiniens…

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09 février 2017

Mon préciiieux, ma fragrance

Dans la famille « Première fois », je demande : la création de parfum ! La semaine dernière, j'ai effectivement réalisé une expérience inédite : j'ai conçu mon propre parfum au cours d'un atelier de parfum à Paris. Cette activité sensationnelle (au propre comme au figuré) m'avait été offerte à l'origine par un couple d'amis. J'ai remercié poliment... puis ai totalement oublié. Heureusement que mon agenda vivant (ma femme) m'en a rappelé l'existence : j'ai ainsi pu my rendre juste avant la date limite de validité du bon ! Et au final, je suis plutôt content de l'avoir fait. Car une fois lancé, on s'amuse comme un gosse ! On ne voit pas du tout le temps défiler ! L'atelier ne ressemble pas vraiment à ce qu'on pourrait imaginer de prime abord : on a plutôt le sentiment qu'il s'agit d'un petit labo scientifique, en légèrement plus raffiné. Chaque apprenti-parfumeur est placé devant un orgue à 3 niveaux où trônent plus de 120 flacons d'essences de toute sorte. A cela s'ajoutent deux verres gradués, des languettes, des seringues et du papier afin de rédiger la formule. On ne mélange pas les essences à l'aveugle. On construit le parfum en se basant sur la pyramide olfactive. En premier lieu, la note de fond, la plus puissante, et qui est à la base du parfum : elle est élaborée avec des essences tenaces et elle peut rester plusieurs jours. Ensuite la note de cœur, qui définit l'identité du parfum : elle dure entre 2 et 10 heures. Et pour finir la note de tête, celle que l’on sent en premier dans le parfum, mais qui est éphémère, puisqu'elle disparaît à peine 2 heures après vaporisation. Si on est libre de choisir la direction qu'on souhaite donner à sa réalisation, on est accompagné tout du long par un professionnel, qui nous précise les mariages réussis ou rebutants entre certaines fragrances. Heureusement qu'il est là, car certains mélanges virent rapidement au patchouli, voire au désodorisant pour toilettes ! Mais le plus difficile, c'est tout de même de ne pas trop réfléchir. C'est un art loin d'être évident, pour un cérébral tel que moi. Il faut se laisser porter par son instinct, par son nez. Mais le jeu en vaut à la chandelle : à la fin de cet atelier de parfum à Paris, on a son parfum rien qu'à soi, une création unique qui ne ressemble qu'à soi !

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01 février 2017

clandestin au Royaume-Uni

Vraiment, le gouvernement britannique a fait un cadeau de Noël un peu anticipé aux migrants illégaux, aux dépens de ses contribuables, bien évidemment. Alors, les chaleureux hôtes sans papiers se battent pour conserver leur place dans une queue record. Theresa May semble avoir trouvé une solution géniale pour faire décroître le plus important flux migratoire dans son pays depuis 12 ans, accordant 2 000 livres sterling (2 350 euros) à chaque clandestin pour qu'il puisse réaliser son rêve de quitter le Royaume-Uni, selon les médias britanniques. Pour l'instant, 529 personnes ont profité de ce généreux geste de Londres dans le cadre du programme lancé début 2016. Ainsi, les autorités britanniques pensent-elles que ce don en espèce permettra aux migrants de lancer leur propre affaire voire de trouver un emploi dans leur pays d'origine tout en s'épanouissant. En outre, plusieurs vols gratuits depuis des aéroports britanniques ont été affectés à ce programme.  Ces dernières années, le flux migratoire vers la Grande-Bretagne depuis l'Iran, l'Irak, la Syrie, l'Afghanistan, l'Erythrée et le Pakistan a connu une hausse de 41 %, ayant atteint son maximum depuis 2004 en 2016. Le taux d'expulsions, lui, a baissé de 9 %. De plus, 90 % des demandes d'asile ont été reçues bien après l'arrivée des migrants dans le pays. Selon le Bureau de la Statistique nationale (ONS) du Royaume-Uni, 71 000 demandes de permis de travail de long terme hors UE ont été déposées en 2015, soit 6 000 plus qu'en 2014. Cependant, la grogne monte déjà dans les milieux politiques contre ces mesures apparemment peu efficaces. Cela représente « un coup de pied dans les dents pour toutes les familles qui travaillent dur dans ce pays et qui ont du mal à joindre les deux bouts », estime le député britannique au Parlement européen Mike Hookem. Toutes les passions autour des « cadeaux en cash » pour les migrants se déchaînent sur fond de manque sérieux de fonds dans le Système de santé publique (NHS), notamment pour assurer le traitement des malades atteints du cancer. Ensuite, même le Bureau de l'Intérieur du Royaume-Uni (Home Office) a invité les migrants illégaux à quitter le pays dans les plus brefs délais.

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