A poil, Nessus !

23 juin 2017

Management à l'anglaise

Lundi dernier, j'ai suivi avec le reste du service un incentive à Londres. Et contre toute attente, l'aventure m'a bien plu. Cela peut n'avoir rien de très étonnant à la base, mais il se trouve que je suis de manière générale hostile à des événements de ce type. Je renâcle autant qu'il m'est possible contre ce néomanagement qui voudrait nous convaincre que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bien sûr, j'admets que le management du travail a pas mal changé ces dernières années, et que cela a conduit à des améliorations notables. Par exemple, le patron moderne ne porte plus un costard, pas plus que les cadres, d'ailleurs : un air de décontraction et de fraîcheur semble donc souffler sur cette sphère. Mais cette approche décontractée ne signifie pas que les collaborateurs en sont plus décontractés pour autant. Au contraire, même ! Il suffit d'ailleurs de voir le nombre d'employés qui entrent en dépression pour s'en apercevoir : la décontraction n'est que de surface, et dissimule des tensions encore plus importantes que par le passé. Récemment encore, un collègue a fait un malaise vagal, et c'est là loin d'être un incident isolé. J'entends parfois certains entrepreneurs blâmer cette nouvelle génération qui ne se donne plus corps et âme à leur entreprise. Mais je comprends en fait cette démotivation. Cette mutation procède en fait directement de ce management moderne : après tout, pourquoi les salariés devraient-ils être loyaux à l'égard de leur entreprise si cette dernière n'éprouve pas le besoin d'être loyale envers eux ? C'est le modèle de l'entreprise qui, sous ses airs ludiques, est devenue plus dure et a brisé la confiance. Et les incentives font d'une certaine manière partie de ce management qui outrepasse ses limites. Plutôt que de respecter l'indispensable frontière entre vie publique et vie privée, les ressources humaines voudraient désormais faire en sorte que les employés vivent l'entreprise à fond jusqu'à passer leurs soirées ensemble plutôt que de passer du temps en famille. Sous prétexte de les récompenser, on les force donc à bouter toujours un peu plus leur vie privée. Mais force est de constater que, lorsque l'événement est pensé en amont, c'est finalement très attrayant, et cela contribue même à améliorer la communication entre collègues. C'est donc un dispositif à proposer judicieusement, et surtout, en faisant le choix de la qualité. Voilà le lien l'agence qui a pris en charge cet incentive. Si votre DRH vous propose des voyages qui vous donnent envie de faire un burnout, je vous recommande de lui montrer qu'un incentive n'est pas forcément une torture... En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de cette activité incentive à Londres.

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07 juin 2017

Assange reste dans son ambassade

L'Equateur continuera d'offrir l'asile dans son ambassade de Londres à Julian Assange, a déclaré lundi le nouveau président équatorien Lenin Moreno qui a qualifié le fondateur de WikiLeaks de "hackeur". "M. Assange est un hackeur. C'est quelque chose que nous rejetons et que personnellement je rejette. Mais je respecte la situation dans laquelle il se trouve", a déclaré à la presse le successeur de Rafael Correa qui avait accordé l'asile à l'Australien. Il y a une semaine, la Suède a décidé de classer sans suite la plainte pour viol déposée contre Julian Assange, réfugié depuis juin 2012 à l'ambassade équatorienne de Londres pour échapper à un mandat d'arrêt européen. La police britannique a toutefois souligné qu'elle arrêterait M. Assange s'il quittait l'ambassade, pour avoir contrevenu en 2012 à sa liberté conditionnelle lorsqu'il s'y était réfugié, délit puni d'un an de prison. "Il semble que le gouvernement britannique n'accordera pas de sauf-conduit à M. Assange qui peut cependant continuer à résider à l'ambassade" d'Equateur, a souligné le président socialiste. M. Moreno avait indiqué peu après son investiture que son pays "fera en sorte" que la Grande-Bretagne "permette le transfert de M. Assange en Equateur ou vers le pays dans lequel il désire résider". Son adversaire de droite défait lors de l'élection, le banquier Guillermo Lasso, avait averti que s'il était élu il ferait en sorte que l'Australien quitte l'ambassade "dans un délai de 30 jours" après sa prise de fonction Le fondateur de WikiLeaks, qui a toujours rejeté l'accusation de viol pour lequel il était poursuivi en Suède, craint d'être extradé vers les Etats-Unis où il risque une lourde condamnation pour la publication de documents confidentiels militaires et diplomatiques. Washington n'a ni confirmé ni infirmé avoir engagé des poursuites judiciaires contre Julian Assange.

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02 mai 2017

La nature serait le meilleur médicament contre le stress

Des scientifiques américains viennent de démontrer que la nature avait une influence positive sur notre santé physique et émotionnelle. Depuis déjà très longtemps, des scientifiques de pays différents affirment que passer du temps en plein air pourrait remonter le moral. Ce fait a été prouvé par la dernière recherche de l'université d'État de l'Oregon qui a démontré que la nature avait un impact positif non seulement sur la santé, mais aussi sur l'état émotionnel, relate le journal Daily Mail. Les humains sont toujours en quête de biens matériels susceptibles de les rendre plus heureux, mais d'après des études psychologiques, une simple promenade au sein de la nature pourrait leur donner beaucoup plus d'émotions positives qu'une nouvelle voiture ou de nouveaux vêtements. La recherche impliquait 4 500 personnes habitant à proximité du bras de mer Puget Sound dans l'État de Washington, une région du nord-ouest des États-Unis qui comprend les villes de Seattle, de Bellevue et de Tacoma, ainsi que le parc national du mont Rainier. Lors de l'expérience, les scientifiques ont évalué le lien entre les émotions positives des gens et leur connexion avec la nature. L'évaluation a été effectuée sur la base de 13 facteurs, dont l'accès aux ressources naturelles, l'efficacité de la gestion du stress en plein air et la confiance dans les autorités responsables de la protection de la nature. D'après les résultats de l'étude, 11 facteurs ont un impact positif sur l'état émotionnel d'une personne. Ce sont, entre autres, la confiance dans la politique écologique de la région et la possibilité (ou plutôt le sentiment d'avoir la possibilité) des gens ordinaires d'influencer les décisions dans ce domaine.

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21 mars 2017

Un vol en avion de chasse

Je me chamaille souvent avec mes collègues. Parce qu'ils ne comprennent pas ma façon de vivre. Ils ne comprennent absolument pas mon besoin de pratiquer à intervalles réguliers des activités riches en adrénaline. Je comprends leur point de vue, cela dit, mais je n'y peux rien : je suis incapable de résister à l'appel de l'aventure. Il est vrai que cette passion a un coût. Il y a peu, par exemple, j'ai réalisé un vol en avion de chasse à Pontoise : une expérience inoubliable mais qui, niveau budget, n'était pas donnée. Mais vous savez quoi ? Je ne regrette rien ; les sensations que j'ai ressenties là-haut valaient à mon sens chaque centime déboursé. En fait, il s'agit d'un simple choix de vie, et mes collègues et moi ne sommes pas faits pour nous comprendre là-dessus : la distance qui nous sépare est tout simplement trop grande. Mes collègues préfèrent en effet investir dans le dernier écran HD 4K ; moi, c'est quelque chose de moins tangible que je recherche : des sensations nouvelles. Dans un monde aussi matérialiste que le nôtre, cette quête peut a priori sembler vaine, voire ridicule. Mais si l'on prend la peine d'y réfléchir deux minutes, on se rend compte qu'il n'y a rien de plus essentiel, dans le fond. Quelle valeur ont les objets qui vous entourent ? Notre smartphone, notre télé ? Est-ce cela qui définit la qualité d'une vie ? Ce ne sont que ça, après tout : des objets. Ce qui compte le plus, c'est tout de même ce que l'on a en soi : il est plus important d'être que d'avoir.  Alors oui, je préfère investir dans une activité ridiculement courte mais intense à vivre, plutôt que dans un objet certes utile, mais qui ne m'apporte aucun souvenir. Comme je le disais : c'est un choix de vie. Tout simplement. En tout cas, si vous aimez comme moi les sensations fortes, je vous invite à tester le vol en avion de chasse : on en ressort avec des étoiles plein les yeux ! Je vous mets en lien le site par lequel je suis passé, si vous habitez à Pontoise.

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20 mars 2017

Vous ne vous sentez plus chez vous en France ?

Il parait qu'il fait bon sur les rives du beau Danube bleu. Si vous en avez assez de la Seine (Saint-Denis) le premier Ministre hongrois vous attend les bras ouverts. Viktor Orban, préside aux destinées de la Hongrie depuis 2010. Il est nationaliste. Passe pour senophobe. Ne veut pas de migrants. N'a aucun penchant pour les mosquées. N'est pas très bien veillant avec les Roms. Et Il lui reste quelques efforts à faire s'il veut montrer qu'il est philosémite… Pendant longtemps, Viktor Orban a été seul. La bête noire de l'Europe… La commission de Bruxelles et le Parlement Européen le rappelaient régulièrement à l'ordre pour les discriminations anti Roms courantes en Hongrie. Orban répondait par un rapide bras d'honneur. En effet, l'Union Européenne, de plus en plus inconsistante, ne s'aventurait pas à lui imposer des sanctions de crainte qu'il ne plie bagages. Ces derniers temps, assuré d'une totale impunité, il a construit à la frontière avec la Bulgarie un mur infranchissable pour les migrants. L'Union Européenne lui a fait savoir que ce n'était pas bien. Ça s'est arrêté là. Sûr de lui-même et dominateur, le numéro un hongrois est de moins en moins seul. Poutine pense comme lui, dit-il, il n'a pas tort. La victoire de Trump lui a donné des ailes. Le portrait qu'il dresse du président américain frise l'exaltation. Il trouve merveilleuse sa phrase : "Chaque nation a le droit de placer ses intérêts en premier". Il ajoute fièrement : "c'est nous, les Hongrois, qui en premier, avons ouvert la voie". Viktor Orban n'a manifestement que peu de considération pour la vieille Europe. Il est l'image caricaturale (car le premier Ministre hongrois est un démagogue qui se respecte) de la jeune Europe. L'Europe qui fut communiste. L'Europe qui vécut entouré d'un mur : le Rideau de Fer. C'était pour empêcher les gens d'en sortir, les garder en quelque sorte en prison. Pas étonnant que cette Europe-là ne trouve pas spécialement scandaleux de construire des murs pour empêcher des gens non désirés de rentrer chez elle. D'être adossé à Poutine et a Trump, d'être boosté pat le Brexit rend Viktor Orban un peut arrogant et méprisant. L'Allemagne pff… La France pff… L'Italie pff… Lui ne joue plus dans la cour des petits. Sa dernière et orgueilleuse tirade en témoigne. "Nous acceptons les vrais réfugiés : Allemands, Néerlandais, Français, Italiens, responsables politiques ou journalistiques effrayés, chrétiens contraint de quitter leur patrie, qui veulent retrouver chez nous leur Europe qu'ils ont perdu chez eux". Plus condescendant que ça… Pour information, "bienvenue" se dit en hongrois "üdvözlet". Pour information encore les hongroises sont réputées très belles. Pour information toujours, Budapest sacrifie à tous les clichés : danses hongroises, des violons tsiganes, goulasch. Pour information, il y a des vols low-cost pout Budapest. Enfin, vous vous souvenez de Soumission de Houellebecq… La seule chanceuse dans l'Histoire, c'était la Juive qui avait une terre de refuge : Israël. Nous maintenant, nous avons la Hongrie. Et là-bas il n'y a pas de Palestiniens…

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09 février 2017

Mon préciiieux, ma fragrance

Dans la famille « Première fois », je demande : la création de parfum ! La semaine dernière, j'ai effectivement réalisé une expérience inédite : j'ai conçu mon propre parfum au cours d'un atelier de parfum à Paris. Cette activité sensationnelle (au propre comme au figuré) m'avait été offerte à l'origine par un couple d'amis. J'ai remercié poliment... puis ai totalement oublié. Heureusement que mon agenda vivant (ma femme) m'en a rappelé l'existence : j'ai ainsi pu my rendre juste avant la date limite de validité du bon ! Et au final, je suis plutôt content de l'avoir fait. Car une fois lancé, on s'amuse comme un gosse ! On ne voit pas du tout le temps défiler ! L'atelier ne ressemble pas vraiment à ce qu'on pourrait imaginer de prime abord : on a plutôt le sentiment qu'il s'agit d'un petit labo scientifique, en légèrement plus raffiné. Chaque apprenti-parfumeur est placé devant un orgue à 3 niveaux où trônent plus de 120 flacons d'essences de toute sorte. A cela s'ajoutent deux verres gradués, des languettes, des seringues et du papier afin de rédiger la formule. On ne mélange pas les essences à l'aveugle. On construit le parfum en se basant sur la pyramide olfactive. En premier lieu, la note de fond, la plus puissante, et qui est à la base du parfum : elle est élaborée avec des essences tenaces et elle peut rester plusieurs jours. Ensuite la note de cœur, qui définit l'identité du parfum : elle dure entre 2 et 10 heures. Et pour finir la note de tête, celle que l’on sent en premier dans le parfum, mais qui est éphémère, puisqu'elle disparaît à peine 2 heures après vaporisation. Si on est libre de choisir la direction qu'on souhaite donner à sa réalisation, on est accompagné tout du long par un professionnel, qui nous précise les mariages réussis ou rebutants entre certaines fragrances. Heureusement qu'il est là, car certains mélanges virent rapidement au patchouli, voire au désodorisant pour toilettes ! Mais le plus difficile, c'est tout de même de ne pas trop réfléchir. C'est un art loin d'être évident, pour un cérébral tel que moi. Il faut se laisser porter par son instinct, par son nez. Mais le jeu en vaut à la chandelle : à la fin de cet atelier de parfum à Paris, on a son parfum rien qu'à soi, une création unique qui ne ressemble qu'à soi !

parfum3

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01 février 2017

clandestin au Royaume-Uni

Vraiment, le gouvernement britannique a fait un cadeau de Noël un peu anticipé aux migrants illégaux, aux dépens de ses contribuables, bien évidemment. Alors, les chaleureux hôtes sans papiers se battent pour conserver leur place dans une queue record. Theresa May semble avoir trouvé une solution géniale pour faire décroître le plus important flux migratoire dans son pays depuis 12 ans, accordant 2 000 livres sterling (2 350 euros) à chaque clandestin pour qu'il puisse réaliser son rêve de quitter le Royaume-Uni, selon les médias britanniques. Pour l'instant, 529 personnes ont profité de ce généreux geste de Londres dans le cadre du programme lancé début 2016. Ainsi, les autorités britanniques pensent-elles que ce don en espèce permettra aux migrants de lancer leur propre affaire voire de trouver un emploi dans leur pays d'origine tout en s'épanouissant. En outre, plusieurs vols gratuits depuis des aéroports britanniques ont été affectés à ce programme.  Ces dernières années, le flux migratoire vers la Grande-Bretagne depuis l'Iran, l'Irak, la Syrie, l'Afghanistan, l'Erythrée et le Pakistan a connu une hausse de 41 %, ayant atteint son maximum depuis 2004 en 2016. Le taux d'expulsions, lui, a baissé de 9 %. De plus, 90 % des demandes d'asile ont été reçues bien après l'arrivée des migrants dans le pays. Selon le Bureau de la Statistique nationale (ONS) du Royaume-Uni, 71 000 demandes de permis de travail de long terme hors UE ont été déposées en 2015, soit 6 000 plus qu'en 2014. Cependant, la grogne monte déjà dans les milieux politiques contre ces mesures apparemment peu efficaces. Cela représente « un coup de pied dans les dents pour toutes les familles qui travaillent dur dans ce pays et qui ont du mal à joindre les deux bouts », estime le député britannique au Parlement européen Mike Hookem. Toutes les passions autour des « cadeaux en cash » pour les migrants se déchaînent sur fond de manque sérieux de fonds dans le Système de santé publique (NHS), notamment pour assurer le traitement des malades atteints du cancer. Ensuite, même le Bureau de l'Intérieur du Royaume-Uni (Home Office) a invité les migrants illégaux à quitter le pays dans les plus brefs délais.

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Toujours Zen

zen

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21 novembre 2016

Créer des emplois

Près d’une décennie après le début de la crise économique de 2007, la création d’emplois demeure au centre des priorités politiques de l’Union européenne. Face aux quelque 23 millions de chômeurs enregistrés au deuxième trimestre de 2015 et aux 91 millions de personnes inactives sur le marché du travail, tout le monde se pose la question suivante: «Comment créer des emplois?» Il n’existe pas de solution miracle pour répondre à ce défi de l’emploi. Une approche diversifiée, associant des mesures visant à renforcer l’environnement macroéconomique et des initiatives politiques permettant de répondre spécifiquement aux enjeux du marché du travail, sera nécessaire. Les politiques en faveur de l’entrepreneuriat inclusif peuvent faire partie de cet ensemble de mesures. Ces politiques ont pour objectif de garantir que toutes les catégories de citoyens, quelles que soient leurs expériences ou caractéristiques personnelles, ont la possibilité de créer leur propre entreprise et de travailler comme indépendants. Elles visent en particulier à soutenir les entrepreneurs appartenant à des groupes sociaux sous-représentés dans le monde de l’entreprise ou défavorisés sur le marché du travail: les jeunes, les seniors, les femmes, les minorités ethniques et les immigrés, ainsi que les personnes handicapées et les chômeurs. Il est évident que les personnes issues d’une grande partie de ces groupes sociaux sont moins susceptibles de devenir propriétaires d’une nouvelle entreprise que les hommes d’âge moyen. Ainsi, malgré des niveaux de capital humain similaires, les femmes ont eu moins tendance que les hommes à posséder une nouvelle entreprise dans les pays de l’Union européenne entre 2009 et 2013 (1,8 % contre 3,5 %). Les seniors (50-64 ans) ont également été moins enclins à détenir une nouvelle entreprise au cours de cette période (1,6 % pour les seniors et 2,6 % pour les adultes). En revanche, les taux de détention d’une entreprise par les jeunes (15-30 ans) et les adultes sont équivalents (respectivement 2,9 % et 2,6 %), mais leurs entreprises présentent un taux de survie faible. Parmi les principales entraves à la création d’entreprise pour ces groupes de population figurent l’accès aux financements et le manque de compétences en matière d’entrepreneuriat. Ce sont surtout les jeunes qui mentionnent ces obstacles. Tant les femmes que les hommes évoquent ces entraves, mais une disparité entre les sexes apparaît quant à la difficulté de concilier travail indépendant et responsabilités familiales et au manque d’un projet d’entreprise. Les seniors font bien moins souvent état d’obstacles au travail indépendant que les jeunes et les adultes d’âge moyen, mais ils présentent des taux relativement faibles de participation au marché du travail. A lire sur Séminaire Entreprise.

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27 octobre 2016

Finance: la fin du blabla

La dégringolade boursière de la Deutsche Bank au cours des dernières semaines?: la faute au bail-in (cette mise à contribution des créanciers prévue dans le cadre des mécanismes de résolution). L’atonie du crédit?: la faute à Bâle III. Le shadow banking, la faute à toutes ces nouvelles réglementations bancaires qui obligent les banques à prendre moins de risques. Voilà pourquoi les marchés financiers ont été si turbulents les semaines passées, c’est parce que les nouvelles réglementations les affolent. À trop vouloir la stabilité financière, nos régulateurs déstabiliseraient le système financier. Il fonctionnerait tellement mieux sans eux?! “À trop vouloir la stabilité financière, nos régulateurs déstabiliseraient le système financier. Il fonctionnerait tellement mieux sans eux?!” Halte au blabla, très chers banquiers, la régulation bancaire n’est pas la source de tous vos maux. À la freiner sans cesse, c’est une reprise saine que vous empêchez, c’est votre intérêt particulier que vous mettez en travers de l’intérêt général. Vous regrettez ce temps où les pouvoirs publics vous assuraient de leur complet soutien quoi qu’il arrive, sans rien exiger en retour. Ce temps où votre rente s’accumulait. Et vous craignez que les temps changent, alors vous vous activez pour en ralentir le cours et conserver le statu quo?: c’est uniquement cela qui vous amène à dire par exemple de la réforme structurelle des banques en Europe qu’elle est “irresponsable”, “scandaleuse” ou “inutile”, de la taxation européenne des transactions financières, qu’elle est une “imbécillité” ou la mise en péril des places boursières européennes, etc. Blablabla… Revenons à des considérations plus sérieuses. Les turbulences qui ont secoué les valeurs bancaires ces dernières semaines signaient peut-être le réveil des marchés?: la sensibilité des investisseurs aux risques bancaires a longtemps été anesthésiée par le sauvetage systématique des banques “trop grosses pour tomber”. Repousser la perspective du bail-out en responsabilisant les créanciers grâce au bail-in a alerté les investisseurs face aux risques bancaires. C’est ainsi que ?la Deutsche Bank a vu s’effondrer la valeur de ses CoCos (Contingent Convertible Bonds). Ces dettes convertibles en actions constituent en effet les premiers instruments du “bail-in”?: en cas de difficultés, les détenteurs de CoCos verront leur créance transformée en action, c’est-à-dire en dette non remboursable. “Les turbulences qui ont secoué les valeurs bancaires ces dernières semaines signaient peut-être le réveil des marchés” Forcément, ça oblige à suivre d’un peu plus près la gestion de l’émetteur, en l’occurrence de la Deutsche Bank… Or la Deutsche Bank, tout comme les 13 autres groupes bancaires européens figurant parmi les 30 banques systémiques globales listées par le Financial Stability Board, est un “colosse aux pieds d’argile”. Lors de son exercice d’évaluation des bilans et de stress test, la BCE s’était peut-être montrée un peu trop confiante à leur sujet?: rappelons que la Deutsche Bank, qui affichait fièrement un ratio de fonds propres de base pondérés par les risques de 9?% (selon ses “modèles internes”), n’avait en fait que 2?% de fonds propres en pourcentage du total de ses actifs. En tout, 76 banques sur les 130 évaluées avaient moins de 5?% de fonds propres à leur bilan, dont 20 allemandes, 10 françaises, 10 espagnoles et 10 italiennes. Quant aux créances douteuses, celles dont on reparle actuellement à propos des banques italiennes, la BCE les avait ré-évaluées de près de 20?% (soit 136?milliards de créances douteuses en plus)?! Et pas seulement pour les banques italiennes. Les a-t-on épurées partout depuis?? L’édition 2016 du stress test préparé conjointement par la BCE et l’ABE – sur 51 banques seulement – nous en dira-t-elle plus?? Que le marché commence à s’en soucier au moins autant que le superviseur est une bonne chose. La régulation financière a autant besoin de règles prudentielles strictes (elles ne le sont pas encore assez) que d’une responsabilisation des acteurs. Elle n’avait ni l’un ni l’autre avant la crise, elle évolue vers un peu plus des deux, et c’est tant mieux même si ce n’est toujours pas assez?!

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